L'or dans la gastronomie : le digestif

Cet article, non exhaustif, traite du sujet passionnant - et bien plus dense que prévu - de l'utilisation de l'or dans la « gastronomie », la cuisine, la nourriture...ou comment mettre de l'or dans les épinards ?

Il est organisé selon la formule maison : mise en bouche/plat/dessert/carte des boissons/digestif et café compris ! (les photos sont visibles sur Pinterest).

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Le digestif en guise de conclusion


Nous l'avons vu, tout au long de ce repas, l'or est bien présent dans la "gastronomie": que ce soit dans les desserts, les boissons, et même les plats salés dont certains sont emblématiques de la junk food (et ils n'ont de populaire que l'apparence et le nom).

Ainsi, l'or se démocratiserait-il ? Serait-il devenu un plaisir simple tout à fait accessible et courant ?

Que nenni :

  • Il ne faut pas perdre de vue que ces mets, même ceux à priori typique de l’alimentation "sur le pouce", sont toujours le fait soit de grandes maisons (hôtel Emirates Palace, Abou Dhabi, Fauchon, Ladurée), soit de « chefs » renommés (Björn DelaCruz du Manila Social Club, le « Karat Chef » Angelito Araneta à Manille, Frank Tujague de l'hôtel Westin New York, Salt Bae du Nusr-Et Dubaï, Marco Stabile, Diego Buik, Gualtiero Marchesi, Daniel Gomes, Juan Licerio, Wolfang Puck...)

  • De plus, ce n'est pas seulement la présence d'or qui rend ces plats luxueux, c'est aussi l'accumulation d'ingrédients rares, dont parfois seule la touche finale dorée vient tout sacraliser : telle pizza est composée de caviar et de homards ; tel bagel est garni d'une crème à la truffe banche et au Riesling ; tel donut est composé d'une mousse d’ignames violets recouverte d’un glaçage au champagne Cristal ; tel hamburger empile les couches d'aliments les plus chers (du boeuf Wagyu, du homard infusé au gin, du foie gras, de la truffe blanche, du remeker cheese, du caviar et un bun au safran), etc.

  • Donc, en fin de course, ces mets deviennent extrêmement chers (63 dollars pour un burger, 100 dollars le donut doré à New York, 1000 dollars le sundae, 2000 dollars la pizza d'Industry Kitchen, 2300 dollars le hamburger) et ils sont d'ailleurs souvent l'objet de mentions dans le livre Guiness des records pour leurs prix élevés !

Maintenant que l'on sait que l'or n'a aucun goût, on peut en conclure que certains se régalent donc d'un nom (tel ou tel chef), d'un prix, d'une photo et aussi de mots : « des petites pépites d'or de l'Equateur », « couvert de feuilles d'or », « parsemé d’éclat d’or de 24 carats » , « poudre d'or comestible », « saupoudré d'or »...

L'utilisation de l'or dans la nourriture, sans être passée de mode on l'a vu, a quelque peu changée. Dorénavant, l'heure n'est plus à en faire trop (quoique...tout est relatif), mais au glamour et à l'insolite.

La quantité d'or joue là une grande importance : la frontière entre le trop et la petite touche est mince, elle est pour beaucoup culturelle. Elle peut faire basculer un met de la catégorie "bling bling" à la catégorie "chic ou peut le faire passer de commun à rare ! 

En revanche, l'or reste une valeur sûre pour souligner le fait que tel produit est un produit d'exception, ou pour signer des plats luxueux ou festifs.


L'or alimentaire est vendu sur des plate-formes de vente culinaire amateurs et/ou professionnels. Mais également par des professionnels de la feuille d'or, dont certains ont, plus ou moins, spécifiquement centré leur cœur de métier sur le secteur de l'or comestible, trouvant là un nouveau débouché commercial. C'est ainsi le cas de Erwan Champroux de Or à Décor, de Sébastien Jeanneret de la société suisse DelaFee, de l'italien Manetti, et de Jean-Christophe Rousseau de la maison Charrier.

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